La pêche durable ou comment préserver les océans

Selon l'Organisation des nations unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) près de 90% des stocks mondiaux de poissons pêchés en mer sont pleinement exploités (58,1%) voire surexploités (31,4%).  

Dans le dernier cas, le volume pêché ne permet pas aux espèces de se renouveler, entrainant au fur et à mesure leur disparition. C’est ce que l’on appelle la surpêche. 

Le rapport de 2018 de la FAO met aussi en garde sur les autres aspects inquiétants qu’engendre cette situation. La surpêche « n’a pas que des conséquences écologiques négatives, elle réduit aussi la production sur le long terme, ce qui a aussi des conséquences économiques et sociales négatives ». En effet, selon l’ONG WWF plus de 800 millions de personnes à travers le globe sont dépendants de la pêche. Le poisson étant leur première source de protéines et de revenu.

 

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Face à cette menace, la pêche durable s’engage pour une pêche responsable qui préserve les océans tout en garantissant les besoins actuels des populations. Respectueuse de l’environnement, la pêche durable ne cible pas les espèces menacées. Elle évite les zones fragiles et les périodes de reproduction de chaque espèce. Elle respecte des niveaux de prise qui permettent aux  stocks de se reconstituer.  

Ces pratiques durables concernent les pêcheurs mais également les consommateurs. Ces derniers jouent un rôle important en étant vigilant sur l’état du stock ou encore sur la technique de pêche utilisée.  

Plusieurs mesures et réglementations ont été prises pour garantir la traçabilité des produits. Le mode de production (pêché ou élevé) ainsi que l’origine de l’espèce doivent obligatoirement être mentionnés sur l’étiquette d’un produit à base de poisson.  

Les parlementaires européens ont récemment présenté un rapport contenant 27 propositions pour lutter contre la surpêche et l’effondrement des stocks. Parmi les mesures proposées, l’introduction de quotas en Méditerranée ou encore la création d’un label européen de pêche durable.

D’autres initiatives existent également pour guider les citoyens vers une consommation responsable.
L'écolabel public français « Pêche Durable »  ou encore l’ONG  MSC  (Marine Stewardship Council) o nt créé chacun un label identifiant les produits de la mer issus de pêcheries gérées de manière durable.

L’application « Planète Océan » informe de manière pratique et pédagogique sur comment choisir ses produits notamment en aidant à identifier les espèces menacées et à l’inverse celles gérées durablement. 

Le mouvement Slow Food a lancé une grande campagne intitulée “Slow Fish” pour sensibiliser le grand public. Celle-ci milite pour une pêche artisanale et une consommation responsable de poisson. 

De nombreux chefs s’engagent dans la préservation des espèces en proposant sur leur carte des poissons peu consommés car dits « non nobles » (comme le chinchard ou encore le tacaud).  

En savoir plus sur le site  de la FAO.